Labirintos do Fascismo – João Bernardo (2015)
Thèse sur la nature et l’origine : Bernardo propose une vision complexe où le fascisme est une « révolte dans l’ordre ». Il n’est pas qu’un outil de la bourgeoisie, mais un mouvement autonome porté par une « nouvelle classe » : les gestores (gestionnaires/managers). Il naît de la convergence entre une droite radicale et une certaine gauche sociale (dissidents du marxisme et du syndicalisme).
Arguments principaux :
- Les deux axes : Le fascisme équilibre un « axe radical » (militant, plébéien) et un « axe conservateur » (institutions traditionnelles, armée, église).
- Anticapitalisme productiviste : Il ne s’attaque pas au capital en soi, mais au capital financier/spéculatif au profit du capital productif organisé par l’État.
- Convergence idéologique : Bernardo trace les liens entre le nationalisme et les courants du mouvement ouvrier ayant abandonné l’internationalisme (ex: national-bolchevisme).
Moyen de lutte : Une critique radicale du capitalisme et une autocritique du mouvement ouvrier. Pour Bernardo, lutter contre le fascisme exige de refuser la gestion étatique de la société, qui est le socle commun aux fascismes et aux démocraties modernes.