| Critère | Guérin / Zetkin / Dimitrov (Marxistes) | João Bernardo (Critique radicale) | Umberto Eco (Libéral/Culturel) |
| Origine | Crise finale du capitalisme et besoin de briser le prolétariat30303030303030. | Émergence de la classe des gestionnaires et crise du mouvement ouvrier3131. | Malaise culturel et psychologique, rejet de la modernité32. |
| Nature | Instrument terroriste au service du grand capital33333333. | Synthèse hybride entre révolte plébéienne et ordre étatique34. | Un archétype mental et comportemental (Ur-fascisme)35. |
| Base sociale | Petite bourgeoisie manipulée par la haute finance36. | Alliance des gestionnaires, d’une partie de la bourgeoisie et des travailleurs37. | Citoyens frustrés par les changements sociaux et la démocratie38. |
| Lutte | Unité ouvrière et révolution socialiste (Front Populaire pour Dimitrov)39393939. | Critique de l’État et de la gestion capitaliste sous toutes ses formes40. | Éducation, vigilance démocratique et défense du pluralisme41. |
Synthèse de la comparaison : Alors que les auteurs classiques (Guérin, Zetkin, Dimitrov) voient le fascisme comme une réaction de classe dictée par l’économie, João Bernardo apporte une nuance cruciale en y voyant une mutation de la gestion capitaliste portée par une nouvelle bureaucratie. Umberto Eco s’en distingue radicalement en évacuant presque totalement l’économie pour se concentrer sur la structure mentale et discursive du fascisme, le rendant « éternel » et donc déconnecté d’une période historique précise.